Des disciples à l'image du Christ.

Par Elisée Lompo

« L’homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé » (Gen 3 :12).

Le premier couple vivait dans une symbiose parfaite avec eux-mêmes et avec le reste de la création. Ils bénéficiaient des visites régulières de Dieu le créateur. C’était la vie dans le paradis. Mais après avoir désobéi à  l’ordre de Dieu, leurs yeux se sont ouverts et ils ont réalisé la gravité de la situation. Alors ils sont allés se cacher. Dieu vint encore les visiter et Adam explique qu’il s’est caché à cause de sa nudité. Par conséquent, Dieu lui pose la question suivante: as-tu mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger le fruit ?

La question est simple, directe, précise et personnelle. Mais la réponse d’Adam va dans une autre direction. A une question qui attendait un oui ou un nom pour réponse, Adam veut donner une explication ou trouver une échappatoire. Ainsi il jette le blâme sur sa femme qui, selon lui, est la cause de leur malheur. Interrogée à  son tour, Eve emboîte le pas de son mari. Ce n’est pas non plus sa faute car c’est le serpent qui l’a séduite.

Des milliers d’années après cette scène historique, le scénario n’a pas vraiment changé. Pour la plupart d’entre nous, nos problèmes ont leur cause chez les autres. Je me suis permis un écart de langage parce que l’autre en faisait trop. J’ai triché parce que tout le monde autour de moi en fait autant. En un mot, mon problème c’est l’autre ou comme le dit Garcin, un personnage de Huit Clos – une pièce du philosophe Jean Paul Sartre – l’enfer c’est les autres.

La fuite de responsabilité face à  nos actes constitue un problème majeur dans bien de cas. Dieu ne demandait pas à  Adam de lui dire qui lui avait donné le fruit interdit. De même il ne nous demande pas de rendre compte de ce que les autres ont fait pour engendrer notre réaction. Car chacun rendra compte pour lui-même. Mais il cherche à voir si nous, nous avons gardé sa parole en dépit de ce que les autres ont fait. Désormais avant d’accuser posons-nous la question : quelle est ma part de responsabilité dans la situation qui prévaut ?

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