Des disciples à l'image du Christ.

Par Véronique Rochat

« Ne rendez pas mal pour mal, ni injure pour injure; bénissez au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter aussi la bénédiction » (1 Pierre 3: 9).

Tout au long de l’Ancien Testament, nous voyons que Dieu bénit, qu’il se plaît à bénir les hommes; ce sont comme des cadeaux qu’il leur fait (c’est un des sens du mot hébreu que nous traduisons par « bénédiction »).

Dans le Nouveau Testament, Jésus ne se lasse pas de bénir et juste avant de monter vers son Père, il bénit une dernière fois ses disciples.

En même temps qu’à eux, c’est à nous qu’il donne la bénédiction. Nous devenons alors des porteurs de bénédictions.

Mais qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que nous sommes appelés à BÉNIR, c’est-à-dire annoncer à ceux qui nous entourent des paroles qui font du bien, qui communiquent l’amour dont Dieu les aime. C’est ce que Pierre nous dit dans sa première lettre:

« Ne rendez pas mal pour mal, ni injure pour injure; bénissez au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter aussi la bénédiction » (1 Pierre 3: 9).

Relevons au passage que cette lettre s’adressait à des chrétiens qui vivaient des temps difficiles. C’est pourquoi cette exhortation me rappelle étrangement ce que Jésus disait dans le Sermon sur la montagne: « Bénissez vos ennemis, aimez-les! »

Cela signifie que notre bénédiction ne s’adresse pas uniquement à ceux que nous aimons (ou tolérons), mais aussi et peut-être surtout à ceux que nous n’aimons pas ou qui nous font souffrir: tel collègue de travail insupportable, tel prof qui se fait plaisir à me faire échouer, tel camarade moqueur, telle épouse toujours acariâtre, tel mari si peu prévenant… et j’en passe! Ce sont eux que nous devons bénir et ce n’est pas facultatif: « c’est ce à quoi nous sommes appelés… »

C’est notre vocation. Souvent nous nous demandons: quel est mon ministère? Je vois dans le fait de bénir le ministère de tout chrétien (il n’est pas nécessaire d’avoir fait de hautes études…)

Mais en fait, pourquoi bénir?

Parce que, lorsque nous bénissons, il y a une libération qui s’opère dans les lieux célestes. Ce que Dieu a en réserve pour la personne bénie devient efficace. C’est comme si la bénédiction faisait un trou dans la masse des malédictions qui repose sur nos têtes et permettait à Dieu d’agir. Lorsque je dis « malédiction » je ne parle pas des sortilèges de toutes sortes, mais de toutes les paroles négatives, les jugements, les critiques qui ont été dits et qui nous retiennent comme prisonniers. Ainsi en bénissant nous opérons un acte de libération.

La bénédiction est une arme redoutable, car c’est une parole d’amour et de restauration qui vient directement de Dieu sur la personne que nous bénissons, et cette parole est irrévocable.

D’autre part, lorsque nous bénissons, notre regard sur l’autre change. Nous recevons les yeux de Dieu et nous le voyons tel que Dieu le voit, c’est-à-dire avec en lui le ferment de la résurrection.

Enfin, s’il est vrai que celui qui maudit se maudit lui-même, la réciprocité doit aussi être vraie; quand nous bénissons, nous sommes aussi bénis! Dieu aime la bénédiction. SOYEZ BÉNIS!

Extrait de Mosaїque, Edition du Lien de Prière, Mars 1999

 

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