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Mais je sais… !

Par Jean Marie Benishay

Dans le monde professionnel, il existe une manière de répondre lorsque l’on ne connaît pas la réponse exacte à une question. Il est commandé de dire : « Je n’ai pas la réponse (ou la solution) exacte à votre question (ou préoccupation), mais voici ce que je sais ou ce que je peux faire pour vous ». Le but ici est de ne jamais laisser le client repartir avec l’impression d’avoir perdu son temps ou son énergie.

Il est écrit, « Voici, je crie à la violence, et nul ne répond; J’implore justice, et point de justice!  Il m’a fermé toute issue, et je ne puis passer; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers. Il m’a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête….Il a éloigné de moi mes frères, Et mes amis se sont détournés de moi;  Je suis abandonné de mes proches, Je suis oublié de mes intimes…Ceux que j’avais pour confidents m’ont en horreur, Ceux que j’aimais se sont tournés contre moi. Mes os sont attachés à ma peau et à ma chair; Il ne me reste que la peau des dents…Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, il se lèvera; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.  Je le verrai, et il me sera favorable; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre; Mon âme languit d’attente au dedans de moi. Vous direz alors: Pourquoi le poursuivions-nous? Car la justice de ma cause sera reconnue. » (Job 19 :7-28)

Deux tableaux sont peints dans ce passage. Le premier est une longue liste non-exhaustive des misères qui entourent la vie de Job, pendant que le second est l’affirmation de ce qui réside solidement dans le cœur de Job.  Remarquons que du début de ce chapitre jusqu’au verset 24, le discours de job est focalisé sur les faits réels dont il partage la connaissance avec ses trois amis. Mais lorsqu’il introduit la deuxième partie de son discours, longue de seulement trois versets, Job parle de la vérité fondamentale qu’il place au-dessus de toutes les choses dont il venait de parler du verset 1 au verset 24. Il établit une grande distinction entre les faits ou la réalité et la vérité ; la réalité étant ce qui existe en fait, qui ne demande pas d’être prouvé mais qui peut être sujet au changement dans le temps ou dans l’’espace ou encore selon les circonstances, et la vérité qui est la Parole de Dieu. Elle ne changera jamais et s’accomplira, quelques soient les circonstances, le temps ou les réalités. Dieu appelle cela « parler avec droiture » selon qu’il est écrit, « Après que l’Éternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Éliphaz de Théman: Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n’avez pas parlé de moi avec droiture comme l’a fait mon serviteur Job » (Job 41 :7)

La différence entre Job et ses trois amis est que Job avait placé Dieu au-dessus des réalités comme le Rédempteur, c’est-à-dire le Seul qui sauve, pendant que ses amis avaient non seulement décrit les réalités, mais avaient aussi décrit Dieu uniquement comme le juge qui punit le pécheur. N’est-il pas surprenant de lire, «  Prenez maintenant sept taureaux et sept béliers, allez auprès de mon serviteur Job, et offrez pour vous un holocauste. Job, mon serviteur, priera pour vous, et c’est par égard pour lui seul que je ne vous traiterai pas selon votre folie; car vous n’avez pas parlé de moi avec droiture, comme l’a fait mon serviteur Job » (Job 41 :8)

Bien-aimé(e), les réalités qui nous entourent sont présentes dans nos pensées, dans nos maisons, dans nos paroles, dans nos lieux de travail, dans nos finances et même dans nos  églises. Notre voie de sortie réside dans « mais je sais…». Toute fois, cette déclaration ou confession de foi, doit nécessairement élever Dieu au-dessus de toutes les réalités y compris le péché tout en amplifiant Sa grâce et Son amour, selon qu’il est écrit, « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,  nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);  il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2 :4-9)

Ce que nous savons de Dieu sur la base de l’Evangile est plus fort que les réalités qui nous entourent.

 

 

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