Des disciples à l'image du Christ.

Articles tagués ‘Jézabel’

Après la victoire

Par Jean Marie Benishay

Un lundi matin, je recevais l’appel de Merry, une jeune mère qui venait de déménager vers un autre Etat pour prendre avantage des opportunités d’études qu’offre cet Etat. Elle semblait heureuse parce que Dieu avait mis sur son chemin des hommes et des femmes pour l’aider à s’installer. Une semaine plus tard, je reçois un autre appel de Merry. Cette fois, elle est en larmes et n’arrête pas de se lamenter et de remettre en question sa décision parce qu’elle n’arrivait pas à trouver une gardienne pour son fils.

Il est écrit, “Jézabel envoya un messager à Élie, pour lui dire: Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux! Élie, voyant cela, se leva et s’en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer Schéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur. Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s’assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant: C’est assez!  Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères.” (1 Rois 19:2-4)

La lecture du chapitre précèdent nous suggère qu’Elie, le grand prophète venait de remporter une grande Victoire sur les prophètes de Baal selon qu’il est écrit, “Et le feu de l’Éternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent: C’est l’Éternel qui est Dieu! C’est l’Éternel qui est Dieu! Saisissez les prophètes de Baal, leur dit Élie; qu’aucun d’eux n’échappe! Et ils les saisirent. Élie les fit descendre au torrent de Kison, où il les égorgea” (1 Rois 18: 38-40). En plus de cette grande Victoire, cet homme de Dieu par se prière de foi venait de ramener la pluie dans cette région qui en était privée pendant trois ans et demi. En effet, il est écrit, “En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Achab monta sur son char, et partit pour Jizreel. Et la main de l’Éternel fut sur Élie, qui se ceignit les reins et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jizreel.” (1 Rois 18: 45-46).

Comment expliquer la fuite de cet homme puissant dont le rapprochement avec Dieu venait d’être démontré à travers ses accomplissements ci-dessus mentionnés ?

La réponse à cette question réside dans la courte phrase ci-après: “C’est assez!  Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères.”. En effet, par ses paroles, le prophète Elie démontre que son attention s’était détournée de Dieu pour se focaliser sur lui-même. A l’instar de la femme dans notre introduction, il est facile de tomber dans le piège de regarder les victoires précédentes par rapport à nos efforts pendant que verbalement nous donnons le crédit à Dieu. Tourner les regards vers nous-même a comme effet l’accroissement de notre confiance en nous-même au détriment de notre foi en Dieu. Ainsi, face à une prochaine situation, petite ou grande, nos limitations se révèlent et nous perdons l’assurance de la victoire. Heureusement que notre père céleste a promis de ne jamais nous abandonner. Il vient à notre secours à l’instar de ce qu’Il avait fait pour le prophète. Il est écrit, “Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Et voici, un ange le toucha, et lui dit: Lève-toi, mange. Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recouchaL’ange de l’Éternel vint une seconde fois, le toucha, et dit: Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb. (1 Rois 19:5-8)

Deux choses à retenir:

  1. Si notre joie actuelle s’explique plus par rapport à nos efforts (prières, jeûne, offrandes, études, sagesse, etc), il est urgent de tourner nos regards vers notre Seigneur qui a dit, “car sans moi vous ne pouvez rien faire”(Jean 15:5)
  2. Si nous sommes déjà dans la phase de découragement, sachons que Dieu ne nous condamne pas. Il veut nous aider à retrouver notre confiance en Lui pour notre prochaine mission et des victoires qui nous attendent.

 

Publicités

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :