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La grande abomination dans le parvis (2)

Par David Wilkerson

« Puis il me fit entrer au parvis intérieur de la maison de l’Eternel; et voici, à l’entrée du temple de l’Eternel, entre le portique et l’autel, environ vingt-cinq hommes, le dos tourné vers le temple de l’Eternel, et leurs faces vers l’orient; et ils se prosternaient vers l’orient devant le soleil » (Ezéchiel 8:15).

Je comptais autrefois parmi ces sacrificateurs qui se tenaient dans le parvis intérieur, et mon visage était orienté dans la mauvaise direction. J’avais acheté 142 hectares d’un terrain magnifique situé dans l’est du Texas afin d’y construire un centre « pour la gloire de Dieu ». J’ai passé 4 ans à construire, et dès que j’avais mené un projet à terme, je me lançais aussitôt dans un autre. C’est ainsi que ce sont succédés une école, un dortoir, un gymnase, un village de style « western », un hôtel, une piscine, un terrain de jeux et des lacs. Mon bureau était un atelier d’architecture, et mes conseillers étaient des entrepreneurs et des architectes. Je restais debout tard la nuit pour implorer l’aide de Dieu, et je demandais constamment de l’argent à ceux qui me soutenaient financièrement. Pendant tout ce temps-là, j’étais pleinement convaincu que Dieu était présent dans tout ce que j’entreprenais.

Le problème n’était pas avec mon moi, ni avec l’ambition ; le problème était plutôt l’activité furieuse de mon cœur divisé qui cherchait la délivrance. Je croyais me donner entièrement en vue de combler des besoins humains. Des centaines de milliers de dollars ont été dépensés à essayer de gratter une démangeaison que je ne pouvais pas localiser. J’étais alors trop aveugle pour comprendre que je n’étais pas vraiment en train de construire dans le bon royaume, et que ce royaume était de la chair, une chair sincère et compatissante. Plus je construisais, moins cela m’apportait de joie. Je pouvais m’identifier avec tout ce que Salomon avait écrit : « Tout est vanité, il n’y a aucun avantage à tirer de tout cela ». Un jour, l’Esprit de Dieu est descendu sur moi et m’a dit clairement : « Eloigne-toi de tout cela, donne ces projets à quelqu’un d’autre. Viens, construis mon temple et retourne vers les gens ». Depuis, je n’ai jamais regretté d’avoir quitté ce monde vide que représente la construction, la planification et le travail fait de main d’homme.

Je ne crois pas un seul instant que tous les ministres soient pris dans cet esprit de concurrence, et qu’ils cherchent à dépasser les autres au niveau de la construction. Récemment, je suis allé dans des églises où la gloire de Dieu était présente, et où le pasteur et sa congrégation ne se préoccupaient pas du tout de ce qui avait été construit. Ils ne se glorifiaient aucunement de leur bâtiment. Leur seule préoccupation était de combler les besoins des gens. Tout a été fait dans le simple but de se pourvoir d’un lieu d’adoration. Ni le pasteur et ni la congrégation ne se souciaient de ce que faisaient les autres ; ils se contentaient de suivre les directions prescrites par l’Esprit Saint. J’aime prêcher dans ces églises, à cause du sentiment d’humilité et du respect qui y règne.

Ce contre quoi je prophétise, c’est l’esprit de concurrence, ce besoin d’être plus grand et meilleur que les autres, d’être le centre de l’attention. Je dénonce la construction de tout bâtiment – temple, institution ou autre – réalisée par des hommes poussés par l’ambition, des hommes qui n’ont plus le cœur brisé à la vue des brebis affamées, des hommes qui mentent et qui quêtent de l’argent pour pouvoir mener à terme leurs projets extravagants, des projets qui ne semblent pas avoir de fin, et qui n’on à peu près rien à voir avec le salut des inconvertis.
Au nom du Seigneur, je dénonce les hommes dont les interventions publiques pour obtenir de l’argent sont si odieuses, que les méchants se moquent, et croient que la maison de Dieu est un repaire de voleurs. Les demandes d’argent qui, depuis quelques temps, proviennent du siège social de certains ministères, sont une honte pour un Dieu saint. Certaines de ces démarches sont carrément mensongères et constituent un crime barbare aux yeux du Seigneur. Dieu déteste ces procédés, et Il a promis d’y mettre un terme : « J’ai manifesté ma puissance contre toi : je t’ai coupé les vivres, et je t’ai livré à tes ennemis » (Ezéchiel 16/27).

A une époque de violence, où la manifestation de la colère de Dieu est imminente, que devrait construire un homme de Dieu ? Noé, lui, a construit une arche. « Et la terre était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence. Et Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux; et voici, je vais les détruire avec la terre » (Genèse 6:11).

En cette époque de violence et de corruption, puisse-t-il y avoir davantage d’hommes de Dieu qui se donnent entièrement pour sauver le peuple de l’Eternel. Nous devrions pouvoir entendre un cri déchirant provenant de nos chaires, ainsi que de chaque évangéliste, un cri qui annonce le jugement qui frappera bientôt la terre et ses habitants. Il est aberrant de voir qu’il y a peu ou pas de sentiment d’urgence face au retour de Christ et au jugement du péché. On demande aux gens de se sacrifier, de donner et de travailler, mais on ne les encourage pas à rechercher la pleine volonté de Dieu. On ne les exhorte pas à se procurer de l’huile pour leur lampe ; on ne les avertit pas de tailler leur mèche, pas plus qu’on ne les réveille pour qu’ils aillent à la rencontre de l’Époux.

C’est un crime que de prêcher le succès, la prospérité et les bénédictions matérielles sans fin à une génération qui est sur le point d’être traduite devant le Juge de cette terre. Si les prédicateurs ne sont pas alarmés, s’ils sont tranquilles, occupés à construire, à planter, à acheter et à vendre, où se retrouveront les enfants de Dieu ? Ils finiront pas s’étendre paresseusement sur des lits de détente pour ne penser qu’à boire, à manger, et à s’amuser. Ils construiront leurs propres demeures lambrissées, boiront leur vin dans des coupes d’argent, et ne vivront que pour les plaisirs du moment présent. Sion est tranquille parce qu’il n’y a personne qui sonne de la trompette.

Extrait de Sonne de la trompette et avertis mon peuple, Edition des Nations

(Source: Le Sarment)

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