Des disciples à l'image du Christ.

Aucun mal

Par Elisée Lompo

« Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? » (Rom 8 :35)

Polycarpe, un disciple de l’apôtre Jean, était l’évêque de Smyrne. Il fut arrêté et amené devant le proconsul dans un stade rempli de païens impies. Le proconsul lui fit la demande suivante : « Jure par la fortune de César … jure et je te laisse aller, maudit le Christ ». Mais le vieil homme ne se laissa pas intimider. Il répondit : « Il y a quatre vingt six ans que je le sers et il ne m’a fait aucun mal ; comment pourrais-je blasphémer mon roi qui m’a sauvé ? » Ce père de l’église fut livré aux flammes.

La déclaration de Polycarpe peut encore nous instruire aujourd’hui. Après sa longue marche avec le Christ, il pouvait déclarer avec fermeté et face à une menace de mort que Dieu ne lui avait fait aucun mal. Voulait-il dire qu’il n’avait jamais connu le manque, la déception ? N’avait-il jamais connu la maladie ou l’incompréhension ? Nous pensons qu’il a eu ses expériences de ‘désert’ et autres ‘vallées’. Toutefois il avait une compréhension qui allait au-delà des préoccupations matérielles et séculières.

Paul en écrivant aux Romains atteste que l’amour de Dieu pour ses enfants est si grand et si fort que rien ne peut nous en séparer. Malheureusement plusieurs ont la fausse notion que si l’on est aimé de Dieu, l’on doit être exempté des difficultés. Mais Paul dresse un tableau contraire dans ce chapitre. L’accusation, l’angoisse, la faim, la nudité, le péril, etc. peuvent être utilisés pour nous détruire. Mais en tout cela l’amour de Dieu reste intense et réel à notre égard.

Polycarpe pouvait faire cette affirmation parce qu’il était persuadé avec Paul que même la mort qu’il confrontait ne pouvait nullement le séparer de son Dieu. Il savait que son berger était avec lui dans la vallée de l’ombre de la mort. Il nous arrive souvent de nous poser la question « Dieu m’aime-t-il ? Et s’il m’aime pourquoi ceci ou cela m’arrive-t-il ? ». Détournons nos yeux des considérations terrestres et alors nous verrons cet amour divin qui est si grand, si profond, si vaste que nul ne peut le sonder pleinement.  

                                               

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