Des disciples à l'image du Christ.

Par David Wilkerson

« Puis il me fit entrer au parvis intérieur de la maison de l’Eternel; et voici, à l’entrée du temple de l’Eternel, entre le portique et l’autel, environ vingt-cinq hommes, le dos tourné vers le temple de l’Eternel, et leurs faces vers l’orient; et ils se prosternaient vers l’orient devant le soleil » (Ezéchiel 8:15).

Quelle était donc cette grande abomination dans le parvis intérieur de la maison de l’Eternel ? On y retrouvait vingt-cinq éminents princes d’Israël qui se tenaient entre l’autel et le portique, et qui tournaient le dos à l’autel. Ils n’étaient pas en train de sonner de la trompette en Sion, ni de publier un jeûne, ni de convoquer une assemblée solennelle, ni d’assembler le peuple pour qu’il se sanctifie devant le Seigneur. Eux-mêmes ne se ceignaient pas et ne pleuraient pas, pas plus qu’ils ne passaient la nuit revêtus de sacs ; ils ne se lamentaient pas non plus à cause du péché, ou parce que la joie s’était desséchée (Joël 1/13, 14 ; 2/15, 17). Ces hommes de Dieu, qui étaient appelés à pleurer entre le portique et l’autel, tournaient le dos à cet autel, et, le visage vers l’orient, se prosternaient devant le soleil.

Les vingt-cinq hommes symbolisent l’ensemble du clergé, et les soixante-dix anciens représentent les laïcs. Ezéchiel a vu des choses terribles se produire derrière les portes closes : les soixante-dix hommes des anciens de la maison d’Israël corrompaient leurs pensées et leur imagination avec des idoles « peintes sur la muraille tout autour » (Ezéchiel 8/10). Ceci représentent les laïcs qui, par leurs actions, déclarent : « l’Eternel ne nous voit pas, l’Eternel a abandonné le pays » (Ezéchiel 8/12). Leurs pensées avaient été totalement corrompues, et ils pratiquaient l’idolâtrie tout en continuant à servir dans la maison de l’Eternel.

Toutefois, les plus grandes abominations ont été commises par les membres du clergé. Ils se tenaient dans le parvis intérieur, irritant Dieu, ne comprenant même pas la gravité de leurs actions. Pas une larme, pas une seule sonnerie de trompette, personne qui élevait la voix pour se lamenter ou se repentir. Ils regardaient le soleil, ce dieu qui leur donnait la lumière, grâce à laquelle ils pouvaient réaliser les fantaisies de leur imagination, c’est-à-dire la poursuite du pouvoir, et le rêve d’un avenir prospère. Ces deux éléments sont les caractéristiques jumelles de l’adoration du soleil. (ndlr : Peut-être peut-on y voir aussi dans l’adoration de la lumière, l’amour de la connaissance de Dieu (gnosticisme) plutôt que l’amour/obéissance et soumission à la Personne divine).

Salomon, qui a été le constructeur le plus ambitieux au monde, a déclaré : « J’ai vu tous les travaux qui se font sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent » (Écclésiaste 1:14). Après avoir passé toute sa vie à contempler le soleil, à réaliser son rêve et à travailler jour après jour, il a fini par mépriser tout cela : « Et je me suis tourné vers toutes les œuvres que mes mains avaient faites, et vers tout le travail dont je m’étais travaillé pour [les] faire; et voici, tout était vanité et poursuite du vent, et il n’y en avait aucun profit sous le soleil » (Écclésiaste 2:11).

Extrait de Sonne de la trompette et avertis mon peuple, Editions des Nations

(Source: Le Sarment)

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